Saviez-vous que votre état pouvait dépendre du type d’hydrates de carbone (glucides) que vous consommez et du moment ou vous les consommez ?
Déterminez l’efficacité des glucides n’est pas une chose simple parce que le métabolisme des individus varie naturellement et aussi parce qu’il faut tenir compte des apports ergogénique (nombre de substances qui améliorent la performance).
La résistance à l’insuline est le premier facteur qui dicte avec quelle efficacité votre corps va utiliser les glucides pour en faire du glycogène. Si l’activité de l’insuline est normale, alors le flux de glucose qui se dirige vers le muscle n’est pas perturbé et la synthèse du glycogène est mieux réalisée. Mais si l’activité de l’insuline n’est pas optimale, alors l’apport en glucose sera réduit et une plus grande quantité d’hydrates de carbone sera convertie en graisse.
Cela veut dire que même si vous consommez assez de glucides pour restaurer votre stock de glycogène, vous ne pourrez pas l’utiliser correctement. Et si vous en consommez trop, alors la quantité convertie en graisse sera encore plus importante.
Avec l’âge, le métabolisme s’altère et on ne peut plus utiliser les glucides comme avant. En fait, on les stocke plus facilement sous forme de graisse. La sécrétion hormonale : hormone de croissance, hormones sexuelles et surrénales va aussi s’altérer et la résistance à l’insuline va augmenter. Tous cela signifie que le métabolisme va devenir moins efficace pour fabriquer du tissu maigre et plus performant pour « faire » de la graisse.
A quel âge ces modifications se produisent-elles ? Cela dépend des individus mais en général, les personnes actives commencent à les voir apparaître vers les 35 ans. La conséquence de ces changements liés à l’âge est que l’on ne peut plus utiliser les sucres aussi efficacement que pendant la jeunesse. Et même si l’entraînement améliore la capacité à utiliser les hydrates de carbone (glucides), cela ne compense pas les changements du métabolisme. En clair, arrivé à un certain âge, on est obligé de modifier sa consommation de glucides.
Pour la tranche des individus plus jeunes (de 20 ans à 35 ans), il est tout simplement faux de dire que tout le monde est pareil et que tout le monde peut suivre un régime de bodybuilder riche en hydrates de carbone. Tout le monde est d’accord pour dire qu’un régime pauvre en lipides et riche en glucide offre des avantages. Par contre les effets de la graisse dans le régime pauvre en hydrates et riche en protéines ne font pas l’unanimité. Certains individus se sentent mieux physiquement et mentalement, ont plus d’énergie et maintiennent un bon équilibre de leur composition corporelle en suivant un régime pauvre en hydrates et riche en protéines. En fait, aucune règle n’a été définie. De nombreux scientifiques pensent que les différences génétiques peuvent produire une grande variétés de métabolismes.
Cela pourrait remettre en question la pratique des bodybuilders qui consiste à consommer beaucoup d’hydrates de carbone. On ne peut donc pas affirmer qu’un régime riche en glucide peut faire augmenter la masse maigre et diminuer la masse adipeuse même si c’est le cas pour certains individus.
